Oubliez les priorités, clignotants, ralentisseurs et autres inepties inventées par des types qui ne savaient pas conduire : la conduite au klaxon va vous ravir par sa simplicité et son efficacité.
La conduite au klaxon, c'est simple comme salam oualekoum, c'est intuitif comme une réflexion de Phillipe Lucas, c'est précis comme un énergéticomètre de scientologue.
Petit compendium des expressions les plus couramment utilisées :
Un coup bref : « cher ami, je vous en prie, passez donc ».
Si l'autre répond par un coup bref : « Cher ami, votre courtoisie vous honore mais je n'en ferai rien, après vous ».
Un coup moyen : je passe, mais je fais attention aux comportement des autres utilisateurs, car je suis un conducteur responsable et averti.
Un coup long : « dégage s'pèce de grôs batard, sinon je transforme ta caisse en accordéon pour lilliputien ! »
Mais je doute quand même que ce type de langage rudimentaire puisse constituer des unités sémantiques discrètes agrégables en un sème unificateur et subsumant, comme le prétend F. de Saussure dans « conduite au klaxon : un langage articulé. Prolégomènes et élements de compréhension pour une herméneutique phénoménologique de l'utilisation raisonnée de l'avertisseur sonore dans les rues du Caire ».
Et il existe même des insultes au klaxon. Mais comme ce sont des insultes, ne comptez pas sur moi pour les révéler, c'est pas très éthique tout ça...
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